
Kinshasa, le 9 décembre 2025 Réunis en session extraordinaire ce samedi 6 décembre, les membres du Collège des Fondateurs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Haute Autorité Morale du parti en dehors du Congrès, ont évalué la situation politique interne du parti et se sont prononcés sur les enjeux qui minent la formation politique historique créée le 15 février 1982.Au terme de leurs travaux, les Fondateurs ont publié une déclaration politique dense, suivie d’un point de presse animé par l’honorable Lusanga Ngiele, l’un des 13 parlementaires signataires de l’Acte de création de l’UDPS. Un rappel historique pour légitimer la position des FondateursDans leur déclaration, les Fondateurs rappellent que l’UDPS, “sans épithète”, a été créée en 1982 par un groupe de 13 parlementaires courageux, qui avaient résisté aux pressions pour changer le contenu de leur lettre adressée au Président Mobutu.Le parti fut enregistré officiellement en 1991, avant d’être suspendu en 1997 à l’arrivée de l’AFDL. La reprise des activités en 2000 confirmait juridiquement l’existence unique du parti tel que reconnu dans ses statuts.—Une mise en garde contre la confusion autour des dénominations du partiLes Fondateurs dénoncent le fait que, malgré la lettre adressée au Ministre de l’Intérieur le 26 septembre 2024 pour clarifier l’existence d’un seul et unique UDPS sans épithète, le ministère n’a toujours pas pris position.Cette situation entretient, selon eux, l’existence parallèle et illégale de deux partis portant les mêmes sigles, drapeaux, idéologies et logos, une confusion jugée attentatoire à la loi sur les partis politiques.

Lusanga Ngiele : “Nous irons en justice pour faire respecter nos droits”Face à la multiplication des structures internes présentées comme émanant de l’héritage des fondateurs, notamment “le groupe de 13 parlementaires” réinventé par certains acteurs, Lusanga Ngiele a précisé lors du point de presse : “Le Collège des Fondateurs n’a jamais mandaté un quelconque organe parallèle. Il n’existe qu’un seul groupe des 13, celui de 1982. Toute autre structure est fictive et politiquement dangereuse.”Il a annoncé que les Fondateurs envisagent désormais de saisir la justice pour défendre leurs prérogatives légales bafouées.—Appel à l’unité et à la convocation urgente d’un conclave de réconciliationLe Collège a exprimé sa surprise face à l’annonce rapide d’un Congrès extraordinaire par la tendance UDPS/Tshisekedi, en contradiction avec l’appel à l’unité lancé le 22 août dernier lors de la messe de commémoration des Fondateurs et Pionniers du parti.Ils appellent plutôt à un Conclave de réconciliation et d’unité, préalable indispensable pour rassembler l’ensemble de la grande famille UDPS autour de la Haute Autorité Politique de Référence, le Président Félix-Antoine Tshisekedi.—Soutien aux efforts de paix en RDCLe Collège des Fondateurs s’est également réjoui de la signature récente de l’Accord de Washington entre la RDC et le Rwanda, estimant que cette initiative peut mettre fin à une guerre de plus de 30 ans dans l’Est du pays, marquée par un bilan humain tragique dépassant les 10 millions de morts. Un message ferme mais ouvert à la réconciliationLusanga Ngiele a conclu son point de presse en réaffirmant la disponibilité des Fondateurs à travailler pour une UDPS unie, disciplinée et fidèle à la vision

des pionniers : “Notre rôle n’est pas de diviser, mais de rappeler la vérité historique et statutaire. L’UDPS doit se retrouver. Le pays a besoin d’un parti fort.”La déclaration, signée à Kinshasa le 6 décembre 2025 par les Fondateurs présents dont Lusanga Ngiele marque un tournant dans le débat interne au sein de l’un des plus grands partis politiques de la RDC.
candide kipulu
