
Une forte pluie s’est abattue sur la ville de Kinshasa, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, notamment autour du Boulevard Triomphal. Comme c’est malheureusement devenu récurrent, ces pluies ont mis en lumière les lacunes de l’assainissement urbain et l’impact des « constructions anarchiques » sur les canaux d’évacuation des eaux. Descente sur le terrain : le rôle de John BanzaImmédiatement après les pluies, John Banza Lunda — ministre des Ministère des Infrastructures et Travaux publics (ITP) — s’est rendu sur le site du Pont Cabu, à proximité du Stade des Martyrs, pour constater les dégâts et l’état des canalisations. Il a dénoncé « des conduites d’eau bloquées par des constructions anarchiques et sauvages », qu’il accuse de rendre inefficaces les travaux d’évacuation des eaux pluviales. Mesures annoncées : tolérance zéro contre les constructions illégalesJohn Banza a lancé une menace claire : « quiconque a construit sur un collecteur ou une conduite d’eau verra son bâtiment démoli ».

Il a déclaré que le gouvernement central a débloqué les fonds nécessaires pour engager ces démolitions et a appelé le gouvernement provincial à faire appliquer strictement la loi. L’opération s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de modernisation des infrastructures, avec un « état d’urgence infrastructurel » déclaré. Enjeux & défis : au-delà de la pluieCette visite de John Banza met en exergue le lien entre urbanisme anarchique, assainissement inadéquat et inondations récurrentes à Kinshasa. Elle illustre aussi la volonté des autorités de s’attaquer aux causes structurelles (constructions illégales, mauvaise gestion des collecteurs) plutôt que de se limiter à des interventions ponctuelles après chaque pluie.
candide kipulu
