
Kinshasa, le 30 mai 2025 – Face à la dégradation continue des voies de communication internes, Jean de Dieu Minengu ,coordonateur adjoint de L’acteed exhorte le gouvernement congolais à opérationnaliser sans délai le Fonds d’entretien des voies fluviales et ferroviaires, tel que prévu par les textes réglementaires.
Selon lui, la relance de ces réseaux — longtemps négligés — constitue une clé stratégique pour le désenclavement du pays, la réduction des coûts de transport, et la stimulation des échanges économiques entre les provinces.

« Comment peut-on envisager un développement inclusif sans une logistique nationale fiable ? La voie fluviale est notre atout naturel. Le rail est notre chance d’intégration », a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Kinshasa.🚢 Une richesse fluviale sous-exploitée La RDC dispose du deuxième plus grand réseau fluvial d’Afrique, avec plus de 15 000 km de voies navigables, mais moins de 40 % sont opérationnelles aujourd’hui, faute d’entretien régulier, d’outillage et d’investissement. Quant au rail, des tronçons entiers restent à l’abandon malgré les plans de modernisation successifs.Jean de Dieu Minengu rappelle que la loi prévoit un fonds dédié à l’entretien de ces voies, alimenté notamment par des redevances de navigation, des taxes ferroviaires et d’autres contributions liées au secteur. « Ce fonds n’est pas un luxe. C’est une urgence logistique, économique et sociale », insiste-t-il.🛤️ Une nécessité face à l’urgence nationale Dans un contexte de montée des prix, de crise sécuritaire dans l’Est, et de faibles performances logistiques, le recours aux voies fluviales et ferroviaires devient une nécessité stratégique. Ces alternatives pourraient soulager les routes surchargées et améliorer l’accessibilité des régions enclavées.

Jean de Dieu Minengu invite le gouvernement à rompre avec l’inertie administrative, à mobiliser les moyens et à mettre en place un calendrier clair d’opérationnalisation du fonds. « Si nous voulons parler d’intégration régionale, de commerce interprovincial et d’industrialisation, il faut d’abord remettre en état nos artères internes », conclut-il.
candide kipulu