Intelligence Artificielle : Kinshasa accueille un colloque international sur les enjeux pour l’Afrique

Kinshasa, 22 mai 2025 – L’Université Catholique de l’Archidiocèse de Kinshasa, Omnia Omnibus, a organisé du 20 au 22 mai 2025 son 3ᵉ Colloque Interdisciplinaire et International autour d’un thème d’actualité brûlante : « L’intelligence artificielle et le développement des sociétés africaines : opportunités, questionnement et enjeux éthiques ».

Sous le haut patronage de Son Éminence Fridolin Cardinal Ambongo, Grand Chancelier de l’Université, et avec le soutien de l’Institut de Missiologie Missio Aachen, cette rencontre académique a réuni chercheurs, experts, universitaires et acteurs du développement venus d’Afrique et d’ailleurs. Objectif : réfléchir sur la place et le rôle que peut jouer l’intelligence artificielle (IA) dans le développement économique, éducatif, social et technologique du continent africain.

Trois axes majeurs de réflexion

Les travaux, qui se sont tenus à la salle polyvalente du campus de Saïo (Kasa-Vubu), ont été structurés autour de trois axes principaux :

1. De l’origine à nos jours : état des lieux de l’IA, ses évolutions et applications concrètes dans divers secteurs.2. IA et développement durable en Afrique : identification des opportunités, des limites, des défis culturels et structurels à relever.3. Enjeux éthiques et responsabilités : un débat crucial sur la place de l’humain, la protection des données, et les risques de marginalisation technologique.Une ouverture au grand publicLa participation au colloque était libre et gratuite, avec possibilité de suivre les conférences à distance via Zoom, permettant une large diffusion des débats et favorisant une approche inclusive.Un regard tourné vers l’avenirÀ travers cette initiative, l’Université Omnia Omnibus affirme sa volonté de participer activement à la réflexion sur les mutations technologiques qui impactent le continent. Le colloque a permis d’échanger sur des pistes concrètes d’intégration de l’IA dans les politiques publiques africaines, avec en toile de fond l’impératif de justice sociale et d’éthique.« L’Afrique ne doit pas être seulement consommatrice de technologies venues d’ailleurs, elle doit en devenir actrice », a résumé un intervenant lors des sessions plénières.Le rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la prochaine édition, avec l’espoir que ces assises contribueront à un développement technologique responsable et bénéfique pour tous.

candide kipulu

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