Droit de réponse de COBIL SA à l’article intitulé : “Scandale et mégestion à Cobil : Perte de 11 millions de dollars, l’IGF doit intervenir pour sauver l’entreprise au bord du gouffre”

Par souci de vérité et de respect du droit à l’information exacte, la société COBIL SA tient à réagir à l’article publié dans votre média et intitulé “Scandale et mégestion à Cobil : Perte de 11 millions de dollars…”, dans lequel des affirmations graves, inexactes et non contextualisées sont portées contre la Direction Générale.COBIL SA rejette fermement les accusations de mégestion et de politisation portées à l’encontre de ses dirigeants actuels, sans preuve ni analyse rigoureuse.1. Une entreprise sous pression mais non défaillante. COBIL SA traverse, comme l’ensemble du secteur pétrolier public, une période difficile en raison de deux facteurs structurels clairement identifiés : • Le non-paiement régulier par l’État des pertes et manques à gagner dus au mécanisme de stabilisation des prix des produits pétroliers. Ce mécanisme impose à COBIL de vendre en dessous du prix réel, sans que la compensation promise par le Trésor ne suive avec la célérité requise. Cette dette publique a un impact direct sur la trésorerie de l’entreprise. La dette accumulée de Transco (société de transport public), dont les factures impayées auprès de COBIL dépassent plusieurs millions de dollars. Cette dette non réglée asphyxie la chaîne de valeur et fragilise le cycle d’exploitation de COBIL, qui continue malgré cela à approvisionner Transco dans une logique de service public.2. Sur les prétendues pertes de 11 millions USD. Le chiffre de 11 millions USD évoqué dans l’article n’est pas mis en perspective. Il s’agit d’un résultat net déficitaire lié aux contraintes externes évoquées ci-dessus, et non d’un détournement ou d’un acte de mauvaise gestion. Ce déficit est documenté, audité et connu de l’État actionnaire, dans un contexte où l’entreprise continue d’assurer la mission de service public sans les appuis financiers nécessaires.

  1. Gouvernance et transparence.

Sous l’autorité de son Conseil d’Administration, COBIL SA a toujours collaboré avec les organes de contrôle de l’État, y compris l’Inspection Générale des Finances (IGF), qui a déjà effectué plusieurs missions dans l’entreprise. Aucune mission de l’IGF n’a conclu à une gabegie ou à une gestion frauduleuse sous l’actuelle direction.

L’équipe dirigeante actuelle a mis en place :
• des mécanismes de maîtrise des coûts opérationnels,
• une stratégie de redéploiement commercial,
• et une politique de redressement fondée sur la digitalisation, la traçabilité des flux pétroliers et la rigueur budgétaire.

  1. Appel au respect du droit et des faits

COBIL SA invite la presse à faire preuve de rigueur, d’équilibre et de vérification des faits avant toute publication portant atteinte à la réputation de l’entreprise et de ses responsables. Les allégations portées dans cet article relèvent plus du procès d’intention que de l’enquête journalistique fondée.

La Direction Générale reste ouverte à tout échange constructif avec la presse, les institutions de contrôle, et l’opinion publique, dans le cadre de la transparence et de la redevabilité.

Fait à Kinshasa, le 5 mai 2025

Pour la Direction Générale de COBIL SA
Prof. Placide Mutabunga

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