RDC-M23 : Le ministre de la Justice ordonne des poursuites judiciaires contre Franck Diongo et Joseph Mukumadi

Kinshasa, le 5 avril 2025 — Dans un contexte de tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, le ministre de la Justice a ordonné l’ouverture de poursuites judiciaires contre Franck Diongo, président du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), et Joseph Mukumadi, ancien gouverneur de la province du Sankuru.

Cette décision fait suite à des déclarations publiques des deux personnalités, jugées compromettantes pour la sécurité nationale en pleine guerre contre le mouvement rebelle du M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa. Le ministre accuse les deux hommes d’« atteinte à la sûreté de l’État », d’« incitation à la haine » et de « propagation de fausses informations de nature à démoraliser les forces armées ».

Des propos controversés

Franck Diongo a récemment remis en cause la stratégie militaire du gouvernement, allant jusqu’à évoquer une prétendue complicité de certaines autorités dans la prolongation du conflit. De son côté, Joseph Mukumadi a dénoncé une « manipulation politicienne » de la guerre à l’Est, tout en appelant à des négociations directes avec le M23.

Une procédure critiquée

L’annonce des poursuites a provoqué des réactions contrastées. Si certains y voient une réponse ferme contre les discours jugés irresponsables, d’autres dénoncent une instrumentalisation de la justice pour museler l’opposition.

Les avocats des mis en cause ont réagi avec vigueur, qualifiant cette décision de « dérive autoritaire ». Ils annoncent qu’ils introduiront des recours pour abus de pouvoir.

Des propos controversésFranck Diongo a récemment remis en cause la stratégie militaire du gouvernement, allant jusqu’à évoquer une prétendue complicité de certaines autorités dans la prolongation du conflit. De son côté, Joseph Mukumadi a dénoncé une « manipulation politicienne » de la guerre à l’Est, tout en appelant à des négociations directes avec le M23.Une procédure critiquéeL’annonce des poursuites a provoqué des réactions contrastées. Si certains y voient une réponse ferme contre les discours jugés irresponsables, d’autres dénoncent une instrumentalisation de la justice pour museler l’opposition.Les avocats des mis en cause ont réagi avec vigueur, qualifiant cette décision de « dérive autoritaire ». Ils annoncent qu’ils introduiront des recours pour abus de pouvoir.Un climat tendu

Alors que les affrontements se poursuivent au Nord-Kivu, cette affaire vient accentuer la polarisation politique. Le gouvernement, lui, affirme sa détermination à défendre l’unité nationale et à protéger l’armée congolaise contre toute tentative de déstabilisation morale ou politique.

candide kipulu

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *